mardi 5 juillet 2016



 Sur le processus de fusion des Universités lilloises



Depuis le 10 juin 2016,nous avons eu 2 reunions des comités techniques d'établissement commun(aux 3 universités) consacrées à la fusion des universités lilloises,une troisième réunion se profile le 13 juillet 2016.

Voilà le mail envoyé à tous les personnels Lille 2 par l'équipe FSU Lille 2 le 28 juin 2016:

Dans le cadre de la préparation de la fusion des trois universités lilloises, les présidences consultent les trois comités techniques (CT), réunis conjointement comme la règlementation le permet.
Première réunion le 26 novembre 2015 : les 3 CT conjoints ont émis un avis favorable sur des « Principes fondateurs et engagements pour la construction de l’Université de Lille ». En revanche, ils ont émis un avis défavorable sur un projet de « Structuration administrative de l’Université de Lille », ce qui traduisait déjà les inquiétudes et l’insatisfaction de la quasi-totalité des représentants des personnels.

Deuxième réunion le 10 juin dernier, portant, d’une part, sur un projet d’organigramme administratif des directions de la future Université de Lille, et, d’autre part, sur un dispositif dit « d’accompagnement des personnels BIATSS » dans le processus d’intégration des services. Ce dispositif était présenté dans trois textes relatifs :
- à la mise en place de « cadres préfigurateurs » chargés, notamment, de définir les organigrammes des futurs nouveaux services,
- aux mesures de mise en œuvre de la nécessaire mobilité d’une partie des agents,
- à une « charte de l’accompagnement des personnels BIATSS ».
Seul le projet d’organigramme, premier point de l’ordre du jour, a pu être étudié. A l’issue de vifs débats, les trois présidents ont accepté d’y ajouter, sur proposition des représentants FSU Lille 2, une « Direction Générale des Services Adjointe (DGSA) » exclusivement consacrée à la Gestion des Relations Humaines. L’organigramme ainsi modifié a été adopté par 25 voix et 5 abstentions.
Par consensus, le deuxième point a été renvoyé à une réunion fixée au 22 juin, les présidents s’engageant à fournir « le lendemain ou presque », des documents complémentaires demandés par les représentants des personnels, notamment :
- des fiches synthétisant les missions des futures directions,
- les synthèses des travaux des « groupes techniques » et des « groupes politiques », chargés d’éclairer le « comité stratégique » de la structure associative de préparation de la fusion, puis les CA des universités,
- un rapport relatif à la désignation du futur DGS, établi, à la demande des trois présidents, par un Inspecteur général de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche (IGAENR).

La troisième réunion, le 22 juin, a donc surtout porté sur les trois textes relatifs à l’accompagnement des personnels (ces textes ont été récemment mis à disposition des personnels par un courriel du président). Mais tous les engagements n’avaient pas été tenus : seules les fiches de mission des directions avaient été transmises…
Les représentants des personnels, exposant les questionnements, inquiétudes et propositions des agents, ont tenté de faire comprendre aux directions que les mesures dites « d’accompagnement » présentées ne leur paraissaient pas de nature à rassurer ces derniers quant aux modalités des mobilités (le chiffre de 650 postes a été mentionné par le DGS de Lille 1), ni quant aux garanties nécessaires (promises le 26 novembre 2015) d’uniformisation par le haut des conditions de travail et d’emploi.
Ils ont donc demandé qu’il n’y ait pas de vote immédiat, et que les débats se poursuivent lors d’une réunion ultérieure, après communication des documents complémentaires et prise en compte des principales demandes émises lors de cette séance (en particulier : communication de tous les projets d’organigrammes de services en circulation, de données chiffrées précises sur les conditions de travail et d’emploi dans les 3 établissements, des projets de restructuration de composantes, etc.).
Les présidents ont refusé d’accéder à cette demande de report, sous prétexte de la nécessité de respecter le calendrier (défini par eux), et ont néanmoins demandé l’avis des 3 CT conjoints sur l’ensemble du dispositif, c'est-à-dire les principes généraux (la « Charte »), le calendrier (document 4) déroulant toutes les opérations d’« d’affectation », ce chantier devant se terminer à la fin du mois de mars 2017, et les dispositifs de mobilité mis en place d’ici la fin du mois de novembre 2016 (document 1).
A l’unanimité, les 30 représentants des personnels ont alors voté contre ce dispositif. Ils ont voulu, par ce geste, lancer une alerte sur l’impact du processus de fusion en cours sur les personnels BIATSS.
Ces documents voudraient imposer un calendrier très serré des opérations d’ « affectation » des personnels.
Nous ne sommes plus qu’à un an et demi de la fusion, prévue au 1er janvier 2018. Ce calendrier « contraint » nous semble trop précipité. Les décisions d’affectation des personnels dans le nouvel établissement ne pourront pas, en tout état de cause, être prises avant la création officielle par décret de l’Université de Lille. Selon les présidences, ce décret pourrait être publié en septembre 2017.
Dix-huit mois seulement avant la fusion, trop de questions restent sans réponse ! Combien restera-t-il de composantes ? Quel sera le périmètre des services intégrés ? Évidemment, les services centraux et les sièges seront les premiers concernés. Quelle sera la localisation géographique des services ? Selon une rumeur persistante, il y aurait des locaux disponibles à Lille 3 : les fonctions support (DRH, DAF, Patrimoine) y seraient-elles regroupées ? Il est certain que les locaux du siège pressenti de l’université fusionnée (42 rue Paul Duez à Lille) ne pourront accueillir le regroupement de tous les services centraux. Bref : nous sommes dans le brouillard.
Le malaise des chefs de service
Alors que des groupes de travail interuniversitaires se réunissent depuis un an et ont établi des hypothèses d’organigramme fonctionnel (dont nous avons demandé communication aux CT), les présidents ont déclaré, le 22 juin, qu’ils n’en ont même pas connaissance, et que ces documents doivent cesser de circuler ! Du coup, les chefs de service partagent aussi l’inquiétude des collègues. Rappelons l’évidence : pour une même fonction (Finances, Patrimoine, RH, etc.), nous avons actuellement trois responsables. Dans 18 mois, il n’y aura qu’un seul chef de service. Beaucoup de ces responsables s’interrogent sur leur devenir professionnel : rester ou partir…
Vers un « mercato » généralisé pour tous les personnels ?
Quant aux personnels qui ne sont pas chefs de service, actuellement affectés dans des services destinés à être intégrés et sur des emplois maintenus, ils seraient obligés, pour avoir une chance de rester sur leur emploi, d'en émettre le vœu fin novembre 2016 dans une application informatique : d’une certaine façon, ils seraient tenus de candidater sur leur propre poste !
Pour reprendre une métaphore footballistique: ce serait organiser un « mercato » généralisé (sans les enjeux financiers du football, loin s’en faut) où chacun, en concurrence avec les collègues briguant son poste, devrait défendre sa cote pour le conserver, ou, à défaut, retrouver un poste équivalent.
Les représentants FSU du personnel sont porteurs d’une proposition alternative beaucoup plus rassurante pour le personnel : il faut pré-positionner l'ensemble des personnels de ces services dans le service équivalent de l’université fusionnée.
Ainsi, par exemple, une personne de l’agence comptable d’un établissement actuel serait pré-positionnée dans l’agence comptable de la future Université de Lille. Ce pré-positionnement devrait être validé par l'agent lors d'un entretien avec le responsable du nouveau service.
Dès lors, l'application informatique serait simplement une bourse à l'emploi pour tous les personnels souhaitant une mobilité géographique ou fonctionnelle et permettrait à l'administration de présenter les emplois et métiers nouveaux.
Nous attendons maintenant qu’une véritable concertation s’engage avec les organisations syndicales (directement ou par le biais des instances représentatives des personnels).
La réglementation oblige l’employeur, en cas de rejet unanime d’un projet par le CT, de le reconvoquer dans un bref délai. Une quatrième réunion se tiendra ainsi le 13 juillet : à suivre…
Vous pourrez trouver ci-joint, dans l’attente des comptes-rendus officiels des séances du 10 et du 22 juin :
- le compte-rendu de la séance du 15/11/2015,
- les déclarations liminaires de la FSU et de la CGT du 22 juin (les autres syndicats n’en ont pas fait).
Pour l’équipe FSU de Lille 2
Philippe Enclos (SNESUP-FSU)
Alessandro Nieddu (SNASUB-FSU)

lundi 17 novembre 2014


Élections au Comité Technique d’Établissement(CTE)

Jeudi 4 décembre 2014

Personnels en fonction à l’université, nous sommes 

tous concernés par ces

élections !


NOUS SOMMES L’UNIVERSITÉ

FAISONS-LA AVEC LA FSU !!

Depuis les précédentes élections (octobre 2011), vos représentants FSU ont activement
défendu vos droits et vos intérêts, comme vous pouvez le constater en lisant les comptes rendus sur l’Intranet 1 . En particulier :
 ils ont soutenu une politique d’amélioration des rémunérations, de stabilisation et
de titularisation des agents contractuels ;
 ils ont mis en lumière les pièges de la pseudo-« autonomie financière » liée au
passage de l’université aux Responsabilités et compétences élargies (RCE), qui
conduisent à la dégradation des conditions de travail ;
 ils se sont opposés aux projets de course au gigantisme qui font fi des conditions de
travail et de la démocratie (fusion des universités lilloises, statuts de la COMUE) ;
 ils ont assuré le secrétariat du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) en parfaite indépendance vis-à-vis de la direction.
Vos représentants FSU, quelle que soit l’instance (Conseils centraux, Comité
technique, CHSCT, CPE, Commission paritaire des agents non titulaires) respectent
leur mandat, travaillent en coordination et vous tiennent informés des projets de
textes et des débats.


Le CTE est consulté obligatoirement sur les sujets et les projets de texte suivants :
- l’organisation et le fonctionnement de l’université ;
- la gestion prévisionnelle des effectifs, des emplois et des compétences ;
- les règles statutaires et relatives à l’échelonnement indiciaire ;
- les évolutions technologiques et de méthodes de travail et leur incidence sur les personnels ;
- les grandes orientations en matière de politique indemnitaire ;
- la formation et développement des compétences et qualifications professionnelles ;
- l’insertion professionnelle ;
- l’égalité professionnelle, parité et lutte contre toutes les discriminations

Pour nous, à la FSU, le CTE n’est pas un simple lieu d’information, de pseudo « dialogue social ». Il est la première instance de lutte où nous mettons en œuvre la stratégie visant à gagner de meilleures conditions de
travail pour les personnels.

Ce scrutin déterminera aussi la composition du CHSCT : les résultats définiront en effet la répartition des sièges au CHSCT entre les organisations syndicales représentatives au CTE. Or le CHSCT est une instance cruciale qui émet des avis sur la politique de prévention des risques, diligente les visites et enquêtes dans les composantes et lesservices et constitue un outil pour mettre la direction face à ses obligations en terme de sécurité, de conditions de travail et de prévention des risques psycho-sociaux.

Le vote FSU, c’est choisir de défendre la fonction publique d’État au service de tous et refuser l'instauration d’un traitement inégalitaire des personnels suite à des décisions statutaires et professionnelles prises par les directions d'établissements.
Le vote FSU, c’est choisir une fédération syndicale ayant des représentants issus de l’ensemble des catégories de personnel (BIATOSS, chercheurs, enseignants et enseignants-chercheurs), lesquel continueront l'action qu'ils ont menée au CTE de l'Université Lille 2 pour :
 dénoncer les décisions arbitraires et autoritaires, les discriminations ;
 œuvrer à la résorption de la précarité ;
 défendre l’amélioration des conditions de travail de tous (service, hygiène et sécurité) ;
 revendiquer la reconnaissance des qualifications de chacun, l'accès de tous les personnels à la
formation continue ;


 faire le bilan de l’introduction de la badgeuse pour les BIATSS : la FSU souhaite que les règles de gestion des contrôles horaires soient assouplies (suppression du lien entre la fiche horaire individuelle et KELIO ; mise en place d’un système d’horaires variables avec des périodes de présence obligatoire, par exemple 9h -16h, pour les personnels administratifs...).
Voici la liste de nos candidats aux élections du CTE :


1. ENCLOS Philippe (MCU – FSJPS)
2. FAUCHER Sylvaine (AENES - ILIS)
3. NIEDDU Alessandro (AENES - siège)
4. HUBERT Hervé (PU – ILIS)
5. DEMOLIN Marie-Paule (BIB - SCD)
6. SANTRÉ Fabien (ITRF - SCAPS)
7. KLUZA Jérôme (MCU – Médecine)
8. BRUNO Isabelle (MCU – FSJPS)
9. DUQUESNOY Christine (ITRF - BAIP)
10. BAL Amadou (AENES - IMMD)
11. DESLÉE Carine (MCU – IMMD)
12. BIELECKI Djazia (ITRF - FSJPS)
 13. DIAKIESE Serge (ITRF - siège)
14. GUÉRARD Stéphane (MCU – FSJPS)
15. DEHAIES Pierre (ITRF - FSSEP)
16. ALAM Thomas (MCU – FSJPS)
17. DEMEESTER Marie-Christine (AENES - IUT)
18. FARDOUX Olivier (MCU – FSJPS)
19. VASSEUR Francis (MCU-PH – Médecine)
20. PLANQUE Jean-Claude (MCU – FSJPS)


jeudi 9 octobre 2014

 UNIVERSITE DE LILLE 2

Scrutin du 6 novembre 2014 : Élection des représentants des personnels BIATSS à la Commission Paritaire d’Établissement - CPE

POUR L'ÉGALITÉ DE TRAITEMENT
ET UNE GESTION TRANSPARENTE ET CRITÉRISÉE
Votez pour les listes soutenues par
le SNASUB-FSU
Syndicat National de l’Administration Scolaire, Universitaire, et des Bibliothèques
      

Personnels titulaires de l’Université Lille 2 ayant le statut de personnels de bibliothèques, ingénieurs, administratifs, techniques, sociaux et de santé (BIATSS), le 6 novembre 2014 nous allons élire nos représentants à la Commission Paritaire d’Établissement (CPE). C’est un moment important de notre vie démocratique.

Instance paritaire, la CPE est composée en nombre égal de représentants de l’administration et de représentants du personnel. Elle est appelée à émettre des avis sur les questions individuelles concernant la carrière des collègues BIATSS et, à ce titre, elle prépare les délibérations des commissions administratives paritaires (CAP) des corps dont relèvent les personnels concernés.
La CPE est également consultée au sujet des titularisations, des évaluations, tableaux d’avancement (changement de grade), listes d’aptitude (changement de corps), mutations, temps partiel, détachements ou sanction disciplinaire. C’est dire son importance !
   
Sur toutes ces questions, les listes présentées par le SNASUB-FSU, qui comprennent des collègues syndiqués et non syndiqués, se feront entendre et se battront à vos côtés pour le respect de critères objectifs, contre le clientélisme et la mise en compétition des personnels.

Seuls des critères objectifs, connus et accessibles à tous, permettront de lutter contre les inégalités de traitement et la division des personnels. Le critère objectif le plus juste est et reste le parcours professionnel que traduit l’ancienneté.
Pour le SNASUB-FSU, l’ancienneté doit prendre en compte les années accomplies en qualité de non titulaire, les années de blocage au dernier échelon mais aussi d’autres éléments vérifiables comme le décalage entre le grade et la fonction exercée.
Les élus de nos listes combattront de toutes leurs forces l’instauration d’une culture et d’une pratique de concurrence entre les collègues.

Vos élus SNASUB-FSU refuseront l’application systématique et sans pondération du principe de promotions dites « au mérite » qui découlent de la seule appréciation du chef de service dans le cadre des avancements de grades ou de corps.
Vos élus SNASUB-FSU combattront l’injustice et l’arbitraire tout particulièrement dans le cadre de la CPE et vous rendront compte régulièrement des résultats de leur combat.

Cela sera particulièrement vrai en CPE d’avancement : l'appréciation de la « valeur professionnelle » de l'agent est très souvent discutable (comment juger objectivement du « mérite » ou de la « manière de servir » d'un agent ?).
Les élus SNASUB-FSU continueront à demander le classement de tous les promouvables principalement sur des critères d’ancienneté (services publics, corps, grade, avec des pondérations différenciées selon le type de promotion) en tenant compte des situations de blocage au dernier échelon, de la proximité de l’âge de la retraite et des promotions déjà obtenues.
Nous sommes également attachés à ce que l'ensemble des demandes de promotion classées ou non par la CPE soient transmises aux Commissions Paritaires Académiques ou Nationales pour que celles ci puissent émettre leur avis définitif  en toute connaissance de cause.

Les listes « Pour l’égalité de traitement des personnels et une gestion transparente et critérisée » soutenues par le SNASUB-FSU, ce sont des candidats qui, s’ils sont élus, se battront :
- pour la clarté et la transparence : notamment dans l’utilisation de barèmes objectifs, stables et transparents, connus de tous dans l’établissement des classements d’avancement, de mutation etc.
- pour la défense des droits et des intérêts individuels et collectifs des personnels dans le cadre du Service Public et d’une Fonction Publique d’enseignement et de recherche de qualité au service des usagers.
- contre l’arbitraire et le clientélisme.

VOS CANDIDAT(E)S des listes « Pour l’égalité de traitement des personnels et une gestion transparente et critérisée » soutenue par le SNASUB-FSU :


ITRF
ctg
titulaire
suppléant(e)
A
Christine Duquesnoy
Thomas Feuillet
A
Pierre Dehaies
Josiane Debosscher
B
Frédéric Dejonghe
Isabelle Lasselin
B
Serge Diakiese
Alexandra Guemra
C
Fabien Santre
Tassadit Coulibaly
C
Cedric Desmaretz
Gerard Melchers


AENES
ctg
titulaire
suppléant(e)
A
Alessandro Nieddu
Jean Marc Vincent
A
Amadou Bal
Marian Ruszala
B
Sylvaine Faucher
Corinne Debeire
B
Marie-Christine Demeester
Laurence Dolphen



Bibliothèques
ctg
titulaire
suppléant(e)
C
Sandra Vega
Paola Ferraro

mercredi 8 octobre 2014

Déclaration du SNESUP-FSU au CNESER du 15 septembre 2014

 
Déclaration du SNESUP-FSU
au CNESER du 15 septembre 2014

 
Madame la ministre,
Une fois n'est pas coutume, à l'occasion de votre venue, assez exceptionnelle, devant le CNESER, je lirai la déclaration du SNESUP-FSU, également soutenue par les autres syndicats de la FSU (SNCS, SNASUB) représentés au CNESER.
En outre, compte-tenu des conditions acoustiques déplorables de cet amphi, cela permettra aussi à celles et ceux qui auront des difficultés à me comprendre, de disposer de mon intervention sous forme écrite !
1. Politique gouvernementale

Un changement profond de politique s'impose face à l'augmentation continue du chômage et à la désespérance sociale. Sourd aux messages d'inquiétude et de défiance des Français, le nouveau gouvernement Valls accélère la politique d'austérité et de réduction des dépenses publiques déjà engagée.
Les 50 milliards de réduction des dépenses publiques plongent le pays dans la récession en comprimant les rémunérations, notamment celles des fonctionnaires dont le point d'indice - qui est gelé depuis 2010 - le restera jusqu'en 2017. C'est le service public dans son ensemble qui est mis à mal.
Le « Pacte de Responsabilités » et les propos du Premier ministre, ovationnés par le MEDEF, tournent le dos à une relance économique et à la justice sociale.
Les cadeaux faits aux entreprises et aux actionnaires (crédit impôt compétitivité emploi, pacte de responsabilité) ne créent pas d'emplois ; malgré plus de 6 milliards de crédit impôt recherche, l'emploi dans la recherche industrielle baisse en 2013 pour la première fois ! Cette baisse se fait en particulier au détriment des docteurs, dont l'embauche n'est même pas un critère d'attribution du CIR.
En cette rentrée, la situation du pays appelle des mesures d'urgence. Le dogme du FMI et de l'Europe politique actuelle, « Il n'y a pas d'alternative, ni économique ni politique », est de plus en plus remis en cause par les citoyens et gagne du terrain jusque parmi certains parlementaires de la majorité.
Les citoyens doivent se faire entendre avec force. Les partis et les parlementaires doivent prendre leurs responsabilités, en particulier à l'occasion du débat budgétaire, pour imposer des orientations et des priorités qui rompent avec la politique d'austérité, aux conséquences destructrices.
2. Austérité et précarité dans l'ESR

Alors que semble se dessiner une augmentation des effectifs étudiants, dont on doit se réjouir, la situation budgétaire, que vivent les universités et les laboratoires, est particulièrement grave : les suppressions et les gels de postes affectent les universités comme les organismes ; la précarité atteint un niveau inimaginable : dans les universités, on compte 22 000 personnels administratifs, de bibliothèque, ingénieurs et techniciens  en CDD et  près de 100 000 vacataires d'enseignement, des milliers de post doc et d'administratifs, ingénieurs et techniciens précaires dans les organismes de recherche. L'accueil et les conditions de formation des étudiant-e-s se dégradent et sous prétexte de rationalisation des coûts, l'offre d'enseignement se réduit.  Cette situation contraste singulièrement avec les affirmations trompeuses de l'ANR1, que nous regrettons que vous ayez relayées, Madame la Ministre, sur le taux d'accès aux appels à projets et avec la satisfaction de Mme Vallaud-Belkacem sur son « beau budget ». Avec une "augmentation" de 45 millions d'euros (soit 0,2 %), le budget 2015 de l'enseignement supérieur et la recherche sera, une fois de plus, en diminution par rapport aux besoins et coûts réels ! Le lancement imminent des appels à projets IDEX et ISITE du PIA2 va accélérer la mise en place d'universités à deux vitesses et assujettit encore plus étroitement la formation des étudiant-e-s et les laboratoires aux lobbys régionaux, sous le seul prétexte de l'adaptabilité à l'emploi pour les jeunes diplômé-e-s et le transfert rapide des résultats pour les laboratoires.
Au moment où nous sommes alertés sur des risques de budget en faillite (comme à Toulouse Paul Sabatier), de réduction des horaires d'enseignement (comme à Dijon), de cours virtuels, non pour des raisons pédagogiques, mais pour augmenter les capacités d'accueil (comme à Grenoble), de recherches interrompues faute de financement (comme pour une bonne partie des « recalés » de l'ANR) la question est au contraire posée de l'urgente nécessité de décisions budgétaires permettant aux établissements d'assurer la rentrée dans des conditions décentes. C'est un débat que nous devons mener dès le mois prochain au CNESER.
3. Les regroupements à marche forcée se poursuivent

C'est précisément parce que « l'histoire des universités est celle du pluralisme », selon les termes mêmes, que vous avez utilisés, Madame la ministre, que les regroupements à marche forcée, selon un calendrier et des modalités imposés, ne sont pas acceptables.
Les premiers statuts de COMUE ont été rejetés au CNESER de juillet. Comme pour tous les projets de regroupements, les Comités Techniques des établissements et des organismes de recherche ont émis une très grande majorité d'avis défavorables, certains même à l'unanimité. Les personnels et les étudiants ne veulent pas de ces regroupements qui les éloignent des instances de décision : sous représentés dans les CA des COMUE, absents des Conseils des membres, il ne leur reste plus que les Conseils Académiques, dont la composition pléthorique est révélatrice de son absence de pouvoir ! Ouvertes aux établissements privés, les COMUE ouvrent grand la porte au détournement de moyens (crédits et postes) publics vers des établissements privés membres des COMUE. Le transfert de la délivrance des diplômes de doctorat, parfois de masters et de pans entiers de la recherche aux COMUE, menace directement les prérogatives des universités, par la mise en cause du lien formation-recherche. L'entrée des organismes de recherche dans les regroupements régionaux, que sont les COMUE, porte atteinte à leur vocation d'établissements nationaux et à leur autonomie, et menace la cohérence des champs disciplinaires, par une organisation morcelée de la recherche, à l'opposé d'une structuration nationale de la recherche, en partenariat avec les établissements universitaires, sous la responsabilité des communautés scientifiques. Les syndicats de l'ESR de la FSU s'opposent à ce pilotage direct, technocratique et étroitement contraint par des choix économiques, des priorités et des modalités d'organisation de la recherche et de l'enseignement supérieur public.
Alors que, deux mois après la date limite inscrite dans la loi, à peine le quart des projets de COMUE a été inscrit à l'ordre du jour du CNESER, le non-respect, de fait, du calendrier d'installation des COMUE doit se concrétiser, au plus vite, par l'annonce ministérielle d'un moratoire. Celui-ci doit s'accompagner d'une refonte globale de la loi à ce sujet, en lien avec un débat au CNESER sur l'aménagement du territoire et le développement de coopérations mutuellement avantageuses.
4. La formation des enseignants dans les ESPE

La confusion la plus grande règne dans les ESPE et les rectorats tant le cadre de la réforme est aussi peu abouti. Le SNESUP a déjà dénoncé la précipitation dans laquelle elle a été menée. Alors que le MENESR se targue d'un cadre de la formation des enseignants très resserré, les plus grandes différences se constatent d'une académie à l'autre.
Il faut souligner la situation dramatique des quelques 200 fonctionnaires stagiaires, lauréats d'un concours d'enseignement et autoritairement affectés pour leur stage, malgré leurs demandes, dans une académie autre que celle dans laquelle ils ont effectué leur M1. Je vous laisse imaginer les difficultés financières, psychologiques, pédagogiques, familiales auxquelles ils sont confrontés, au point que certains et certaines ont démissionné ou envisagent de le faire. Quel message d'encouragement pour les futurs candidats aux concours, alors qu'en 2014 c'est encore plus de 5000 postes qui n'ont pas été pourvus !
Nous sommes également très préoccupés de la situation des lauréats de concours, déjà titulaires ou dispensés de master, pour lesquels les enseignements complémentaires accompagnant le stage sont définis et organisés dans la plus grande confusion. La situation est telle que le meilleur choix, pour les étudiants reçus au M1 mais collés au concours, est de se mettre en situation d'échec au niveau du master et de le valider en deux ans.
Ces deux exemples, parmi tant d'autres, sont révélateurs des difficultés majeures auxquelles la formation des enseignants continue à être confrontée. Nous rappelons d'ailleurs à ce propos que le ministère s'était engagé, lorsque le comité de suivi des ESPE a enfin vu le jour, à ce que celui-ci rende compte rapidement au CNESER de ses premières constations. Il nous semble qu'il est largement temps !
4. Conditions de travail, de formation, de carrière des personnels

Même si ces questions dépassent, au sens strict, le champ des prérogatives du CNESER, il est difficile de ne pas en dire quelques mots, alors que les répercussions des conditions de travail, de formation et de carrière des personnels sont immédiates sur la qualité des activités de recherche et des formation dans les établissements de l'ESR.
Alors que le démarrage, avant l'été, de discussions était annoncé par le ministère, au-delà même du périmètre du protocole social, défini unilatéralement, dont nous avions dénoncé l'étroitesse, nous ne voyons toujours rien venir ou presque.
Le décret statutaire des enseignants - chercheurs, qui n'avait recueilli aucune voix favorable des organisations syndicales lors du CTU de janvier 2014, a été promulgué le 4 septembre 2014, après de longs mois de blocage en Conseil d'Etat. Les dangers, que la communauté avait fermement dénoncés dans le texte de 2009 demeurent inchangés : modulation de services maintenue, évaluation tout juste rebaptisée « suivi de carrière », inexistence persistante du droit à la recherche, poursuite de l'introduction de modalités de dérogations et de contournement du CNU. Quant aux avancées tellement attendues, comme l'allègement des services d'enseignement, rendu indispensable par la multiplication et l'alourdissement des tâches, le droit effectif aux congés pour recherche, l'accès à la formation pédagogique initiale et continue, le déblocage des carrières, ... le décret n'en dit mot, ou ne prévoit que des mesures timides, comme pour la mutation, qui ne résisteront pas à l'austérité budgétaire et à la pression sur les postes.
En parallèle, les COMUE ne peuvent conduire qu'à de nouvelles attaques contre les statuts et contre les conditions de travail des personnels. S'il en était besoin, le rapport de l'IGAENR-IGF «Implantation territoriale des organismes de recherche et perspectives de mutualisation entre organismes et universités », publié le 27 juillet, en fait l'éclatante démonstration.
Il y a urgence, au contraire, à améliorer les carrières et les droits de tous les personnels de l'ESR, titulaires et non titulaires ; les syndicats de la FSU portent les exigences de revalorisations salariales, d'amélioration des conditions de travail, de déroulement de carrières et de protection des personnels.
6. Conclusions
Comme dans toutes les sphères de la vie sociale, l'écoute des citoyens, des personnels, des usagers et de leurs représentants (élus comme organisations syndicales), la prise en compte de leurs analyses, propositions, revendications est au fondement de la démocratie. La crise actuelle est traversée par ces enjeux.
Nous espérons, Madame la ministre, que votre présence ce jour au CNESER est le signe que cette demande sera entendue.
  • Qu'il s'agisse du budget de l'enseignement supérieur et de la recherche (et plus généralement des dépenses de l'Etat et des services publics),
  • qu'il s'agisse de l'aménagement du territoire et du développement de coopérations mutuellement avantageuses entre les établissements d'enseignement supérieur et les organismes de recherche,
  • qu'il s'agisse de la formation des enseignants et des ESPE,
les représentants du SNESUP-FSU et, plus largement, des syndicats FSU de l'ESR, entendent bien mettre à usage et profit, dès maintenant, le droit d'autosaisine qui sera conféré au CNESER dans sa nouvelle configuration et demandent solennellement que ces questions fassent l'objet d'une mise à l'ordre du jour, dans des conditions permettant un débat approfondi, dès les prochaines séances.
 
1En comparant le nombre de projets ayant franchi la 1ère sélection et le nombre de projets retenus, l'ANR a prétendu que le taux de succès était de 28 %, alors que rapporté au nombre total de projets déposés il est de 8,5 %, soit deux fois moins que l'an dernier, où la sélection se faisait en une seule étape.

lundi 8 septembre 2014

LETTRE DE LA FSU A TOUTES ET TOUS LES AGENTS DE LA FONCTION PUBLIQUE


Les Lilas, le 8 septembre 2014

A toutes et tous les agents de la Fonction publique,

La rentrée sociale a été marquée par un changement de gouvernement. Mais si les ministres se succèdent, les problèmes et les inquiétudes demeurent : emploi, conditions de travail, pouvoir d'achat, salaires, prestations sociales, sortie de crise, avenir de la Fonction publique et des services publics...La politique d’austérité se poursuit. Quel avenir prépare-t-on ainsi ?
Le déficit de confiance en l'avenir est réel.

Pourtant la France est un pays riche. C'est la deuxième puissance européenne, la cinquième puissance mondiale. Et la France est riche aussi de son modèle social, de sa Fonction publique, de ses services publics, de sa culture, de ses valeurs de liberté, de fraternité et d’égalité.
Tous les services que votre travail quotidien permet de rendre aux usagers en sont de beaux exemples.

A l'éducation, la santé, la justice, la culture, l'agriculture et l'écologie dans les collectivités territoriales….c'est vous qui faites vivre les services publics au quotidien et ce dans des conditions parfois difficiles. Plus que jamais, en cette période de crise, notre pays a besoin de vous. Et pourtant, votre engagement est loin d'être reconnu à sa juste valeur. Pour la FSU, il faut que cela change ! Alors que des entreprises bénéficient de cadeaux fiscaux sans contrôle suffisant ni garantie, le gouvernement réduit les dépenses publiques au détriment du pouvoir d'achat des salariés notamment des fonctionnaires et de la qualité des services rendus aux usagers.  

C'est socialement injuste et économiquement inefficace.

La FSU, convaincue qu'une autre politique sociale et économique est possible, continue d'exiger une meilleure répartition des richesses produites qui nécessite notamment une réelle réforme fiscale, une relance par l’augmentation du pouvoir d'achat, qui suppose aussi de mettre immédiatement fin au gel de la valeur du point d'indice et d'ouvrir sans délai des négociations salariales pour tous, d'investir dans tous les services publics et la Fonction publique, de créer les emplois nécessaires.

La Fonction publique avec l'ensemble des services publics doit pouvoir jouer tout son rôle dans la relance de l'activité de notre pays, dans la lutte contre les inégalités et dans l'anticipation des mutations à venir. Ces défis se relèvent dès l'Ecole qui doit avoir les possibilités réelles de préparer l'avenir. Et l'ensemble de la fonction publique doit avoir les moyens de rendre les services de qualité indispensables aux usagers sur tout le territoire.

La FSU reste convaincue que la défense de l'intérêt général est essentielle au XXIème siècle. La fonction publique est bien un investissement et non une charge. C'est une chance pour notre société en quête de justice et de solidarité.

Dans ce moment de crise économique et sociale intense, à l'heure où il est question de réforme de l'Etat et de réforme territoriale, la FSU poursuit son action déterminée pour la défense et l'amélioration de la fonction publique et la situation de toutes et tous ses agents. Elle recherche pour cela l'unité intersyndicale la plus large.

Pour renforcer la FSU, adhérez à l'un de ses syndicats qui représentent votre profession.

Avec la FSU, restons mobilisés pour faire entendre votre voix, pour défendre vos droits et le service public.


Bernadette Groison  - Secrétaire 
 
Générale de la FSU



VOIR EGALEMENT LA VIDEO DE LA FSU PRÉSENTANT LES ENJEUX  DES ELECTIONS DU 4 DÉCEMBRE 2014 

video

vendredi 15 juin 2012



FSU (SNESUP, SNCS, SNEP, SNASUB) 
SNTRS CGT 
UNSA (Sup’Recherche – SNPTES) 
Sud Recherche EPST 
CFTC INRA  
UNEF 
SLR 
SLU

Des mesures d’urgences indispensables pour l’Enseignement Supérieur et la recherche

Aujourd’hui, l’enseignement supérieur et la recherche sont dans une situation désastreuse. Si la ministre de l’Enseignement supérieur et la Recherche vient de confirmer une nouvelle loi cadre au début 2013, rien n’a été encore annoncé ni négocié concernant de nécessaires mesures d’urgence, à l’exception de l’abrogation de la circulaire GUEANT visant les étudiants étrangers.

Les organisations soussignées estiment qu’une rupture avec la politique des gouvernements précédents est nécessaire. En particulier, il est urgent de dénoncer les signatures qui engagent l'avenir :
• celles des conventions Etat-IdeX qui imposent une orientation de la recherche et de l’enseignement et engagent des restructurations destructrices de la collégialité et de la vie démocratique des établissements,
• celles des conventions SATT (Société d'accélération de transfert technologique) qui, en privatisant l'ensemble des contrats de recherche, placeraient les précaires des établissements sous des statuts de droit privé,

Il faut imposer un retour de l'évaluation des unités de recherche dans les instances scientifiques des organismes.

Sans attendre la loi de finance 2013, il faut tenir un collectif budgétaire 2012, qui permettrait de financer par transfert des crédits de l'ANR et du CIR les mesures urgentes de résorption de la précarité des personnels  et de fonctionnement des établissements d’enseignement supérieur et des organismes de recherche :
o le dégel des emplois  de toutes catégories gelés dans les universités et les organismes de recherche par l’insuffisance des dotations,
o le maintien dans l’emploi des personnels précaires répondant à des besoins permanents , quels que soient le type de support budgétaire ou/et la multiplicité des employeurs officiels,
o des créations d’emplois de toutes catégories dès cette année, avec des dispositifs de titularisation dans tous les corps
o des moyens (personnels, crédits) pour assurer un meilleur encadrement des étudiants et de meilleures conditions d’études à la rentrée dans les universités, ainsi que pour la vie des laboratoires

Nous demandons la concrétisation immédiate de mesures de revalorisation pour les techniciens et Assistants Ingénieurs des organismes, pour les personnels des bibliothèques.

Enfin, il faut aussi améliorer les conditions de vie étudiante (augmentation en nombre et revalorisation de 65% des bourses, augmentation de 25% des  aides au logement, gel des frais d’inscription et de sécurité sociale, …).

La réponse à ces mesures d’urgence est nécessaire pour rétablir un minimum de confiance de la communauté scientifique et universitaire, préalable à l’organisation de tout débat national.

Signataires : FSU (SNESUP, SNCS, SNEP, SNASUB) – SNTRS CGT – UNSA (Sup’Recherche – SNPTES) – Sud Recherche EPST – CFTC INRA – UNEF - SLR - SLU


             

mercredi 25 avril 2012

1ER MAI MANIFESTONS !!!


1er mai : manifestation à Arras 10h, Place de la Gare - à Lille 10h30, Porte des Postes - à Boulogne 9h30 bourse du travail - à Calais 10h place Crèvecœur, devant la Bourse du Travail.

Communiqué des organisations régionales Nord-Pas de Calais CFDT – CGT – FSU – Solidaires -UNSA

Communiqué des organisations régionales Nord-Pas de Calais CFDT – CGT – FSU –  : satisfaire les revendications pour le progrès social
Dans cette période de crise en France et en Europe, les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA affirment leur volonté de faire du 1er mai 2012, journée de solidarité internationale du monde du travail, une forte journée de mobilisation, de manifestations et d’expressions revendicatives pour :
faire entendre les priorités sociales et les préoccupations des salariés, des demandeurs d’emploi, des jeunes et des retraités, en France et en Europe ; exprimer la défense des droits fondamentaux et des libertés partout dans le monde ; faire reculer la xénophobie, le racisme et l’antisémitisme.
Dans beaucoup de pays européens, les populations subissent des politiques d’austérité et des réformes réduisant les droits des travailleurs et leur protection sociale. La crise ne peut être le prétexte pour remettre en cause nos systèmes sociaux. Il faut une véritable politique de croissance, prenant en compte les enjeux écologiques, qui passe par l’amélioration du pouvoir d’achat et la création d’emplois. La pression sur les salaires et l’assouplissement des règles de licenciement ne peuvent que fragiliser la croissance économique. S’il y a un manque de compétitivité des entreprises, elle est notamment due à la rémunération excessive du capital au détriment de l’investissement dans l’emploi, la formation, la recherche et l’innovation. En ce 1er mai, nous voulons faire écho aux revendications portées par les salariés dans cette période de crise :
- priorité à l’emploi, en particulier des jeunes, alors que le nombre de chômeurs ne cesse d’augmenter depuis de longs mois et que les restructurations, les licenciements et les fermetures d’entreprises sont le quotidien de nombreux salariés,
- lutte contre la précarité qui touche un nombre croissant de salariés, en particulier jeunes et femmes, et provoque des situations de pauvreté intolérables ; la promotion des salaires, des pensions et du pouvoir d’achat doit être une priorité. Il n’y a aucune raison de laisser les inégalités salariales perdurer, notamment entre les femmes et les hommes.
Nous réaffirmons avec le syndicalisme européen notre opposition à ces politiques et au nouveau traité qui, en faisant l’impasse sur la croissance, ne fera que renforcer l’austérité et la crise. Nous voulons dans les mobilisations du 1er mai réaffirmer le besoin d’une Europe solidaire affirmant sa dimension sociale, ce qui impose de : développer les droits des salariés et assurer des services publics de qualité, mettre un terme à la concurrence sociale et fiscale entre pays de l’Union européenne qui tire les garanties des travailleurs vers le bas. Il faut une autre répartition des richesses et mettre un terme à la spéculation financière, faire respecter la place et le rôle de la démocratie sociale, de la négociation collective et du dialogue social.
Les organisations syndicales régionales CFDT, CGT, FSU, Solidaires et UNSA appellent leurs organisations à se rencontrer dans les localités pour déterminer les modalités concrètes d’organisation des initiatives et manifestations du 1er mai sur ces objectifs.
À Lille, les organisations syndicales locales décident d'une manifestation à 10h30-Porte des Postes.
Fait à Lille, le 18 Avril 2012


Le « vrai » travail ?

Le “vrai” travail ? celui des 650 accidents mortels, des 4500 mutilés du travail ? Celui des droits violés et des heures supp' impayées ?

Le « vrai travail » ?  Celui des maladies professionnelles, amiante, TMS, surdité, cancers, qui augmentent, sont sous-déclarées, sous réparées. 

Le “vrai” travail ? 150 000 accidents cardiaques et 100 000 accidents vasculaires par an dont entre 1/3 et 50 % liés au travail...

Le “vrai” travail ? Ce jeune ascensoriste de 26 ans écrasé par l'engin qu'il réparait, à cause de la compétition sauvage entre OTIS et KONE

Le “vrai” travail ? Et les milliers d’ouvriers désamianteurs qu'il laisse en ce moment mourir sans protection par refus d'un moratoire ?

Le “vrai” travail ? Celui des mini-jobs, des stages, des emplois saisonniers atypiques, des 3 X 8, des 4 X 8, des intérims et CDD répétés ?

Le "vrai" travail ? Celui des millions de travailleurs pauvres qui n'arrivent pas à vivre avec leurs salaires ?

Le "vrai" travail ? Celui du milliard d'heures supplémentaires non déclarées, non majorées, non payées attribuées à ceux qui ont un boulot au détriment de ceux qui n'en ont pas ?

Le « vrai » travail ? Celui des femmes qui gagnent 27 % de moins que les hommes ?

Le « vrai » travail ? Celui des jeunes à 25 % au chômage et à 80 % en CDD ? 

Le « vrai » travail ? Celui des immigrés, forcés à bosser sans droits et sans papiers par des esclavagistes et marchands de sommeil franchouillards ? 

Le « vrai » travail  ? Celui des seniors licenciés, 2 sur 3 a partir de 55 ans et qui ne peuvent cotiser que 35 annuités alors que 42 sont exigés dorénavant pour une retraite décente ?

Le "vrai travail" ? Celui des restaurateurs dont 1 sur 4 utilisent des clandestins, non déclarés dans le fond de leur cuisine ?

Le “vrai” travail ?  Celui des exploitants agricoles qui tuent des inspecteurs du travail pour pouvoir abuser d'immigrés clandestins ?

Le “vrai” travail ? Celui des beaufs de la CG-PME, des cadres casques oranges de chez Bouygues, des marchands de manœuvre appelés « viande » ?

Le “vrai” travail ? "La vie, la santé, l'amour sont précaires pourquoi le travail ne le serait-il pas?" (Parisot/Sarkozy)

Le “vrai” travail contre le droit du travail ?  Le pauvre exploité qui sue et se tait, la dinde qui vote pour Noël !

Le “vrai” travail "sans statut" ? "La liberté de penser s'arrête là où commence le Code du travail" selon Mme Parisot et... M Sarkozy
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Le “vrai” travail sans syndicat ? Sans syndicat pas de Smic, pas de durée légale, pas de congés payés, pas de sécurité sociale, pas de droit

Le “vrai” travail ? Celui qui ne fait jamais grève, qu'on ne voit jamais manifester, qui n'est pas syndiqué, qui piétine son collègue ?

Le « vrai » travail ? Celui sans délégué du personnel, sans comité d’entreprise, sans CHSCT, sans institution représentative du personnel ? 

Le “vrai” travail ? à France Télécoms, des dizaines de suicides, faute inexcusable du patron de combat qui licencie, stresse, vole, tue

Le “vrai” travail ? Parlons en ! Stress, risques psychosociaux, harcèlement, suicides, chantage à l'emploi, heures supp' impayées ?

Le “vrai” travail ? Les travaux les plus durs sont les plus mal payés, bâtiment, restauration, nettoyage, transports, entretien, industries

Le “vrai” travail ? Qu'est ce qu'il y connaît ? Dans le bâtiment, 1,1 million bossent surexploités, maltraités, mal payés, accidentés, meurent sans retraite 

Le « vrai » travail ? Celui des 900 000 foutus dehors par « rupture conventionnelle » de gré à gré sans motif et sans mesure sociale ?

Le « vrai » travail ? Celui des auto-entrepreneurs, un million en théorie, la moitié en réalité, qui se font exploiter comme faux salariés, à bas prix et sans protection sociale ? 

Le “vrai” travail ? celui qui bosse dur pour survivre misérablement ou celui qui exploite dur les autres pour vivre dans des palais dorés ?

Le “vrai” travail ? celui des actionnaires, des rentiers, des riches, des banksters du Fouquet's qui gagnent 600 SMIC par an en dormant ?

Le « vrai » travail, celui de Maurice Levy patron qui se ramasse 16 millions d’euros d’argent de stocks option de poche pillés sur les richesses produites par les salariés.

Le « vrai » travail ? celui de Molex, de Sea France, de Gandrange et Florange, de Continental, de Lejaby, de Pétroplus, des Fonderies du Poitou, de toutes celles et ceux qui ont du se battre pour le garder ?

Le “vrai” travail ? Qu'est ce qu'il y connaît ce cul doré de Sarkozy ? N'a jamais passé la serpillière dans une cantine ni poussé un chariot.




 réaction de Gérard Filoche (Inspecteur du travail à la retraite) concernant le discours de Sarkozy sur le "vrai" travail